Aller au bout des endroits

 

_TEX1959

« En voyant Tórshavn pour la première fois, Monsieur Paul s’était cru transporté dans une ville du royaume des ombres. Aujourd’hui, il lui semblait que c’était du monde même qu’il prenait congé. »(1)

J’ai souvent eu l’étrange impression de ne plus savoir où je me trouvais en explorant l’archipel des îles Féroé; perdre mes repères dans une géographie totalement étrangère et inédite. Je n’avais jamais eu cette sensation auparavant.

Føroyar, donc.

18 îles forment cet archipel situé entre l’Islande et l’Ecosse, sur le chemin du Gulf stream. C’est un territoire étroit et vaste, sauvage et organisé à la fois.

Il n’ y a pas ici d’estuaire ou de delta. Les fleuves et les lacs finissent toujours par chuter dans l’Atlantique. La côte est abrupte, verticale. On trouve le calme sur les plages de fond de fjords, à l’abri des houles.

Les îles, les liaisons maritimes, les routes, les tunnels, les fjords mènent irrémédiablement à des extrémités, des bords, des limites, des perspectives, des entre-deux; des falaises dont on ne sait trop si elles plongent dans l’océan tant elles semblent filtrer les nuages; des villages reculés mais accueillants, qui interrogent sur la motivation de la présence humaine. 

J’ai été gagné par ces pointes, ces sommets, ces corniches, ces bouts. Muni d’une carte, il fallait presque que je les aborde tous, un par un, dans leurs 3 dimensions.

(Cliquez sur les miniatures).

 

UN PEU DE MUSIQUE POUR FINIR AVEC TEITUR

(1) Extrait de Barbara de Jørgen-Frantz Jacobsen

Comments

2 Responses to “Aller au bout des endroits”
  1. Jorunn Sjofn dit :

    Beautiful & genuine photographs <3

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