Mes solitudes

Photographier, c’est un peu comme écrire. Et pas seulement au sens étymologique.



A force de lignes, l’auteur trouve ses mots,  son rythme, sa musique. Le photographe lui, tourne autour de son sujet. Il vise sans déclencher, il cherche la lumière, il déclenche pour saisir les contours de l’idée. Parfois il se fait surprendre par l’inattendu.



La photographie, bien qu’étant une histoire de cadrage et de lumière, est aussi et surtout une question de choix. Choisir c’est être juste et honnête dans son expression. C’est tellement simple qu’on a tendance à l’oublier et préférer le lieu commun, la reconnaissance pour briller un peu (le temps d’une flamme d’allumette). Qui ne le fait pas ?



Par conséquent, la seule personne a ne pas oublier dans cette entreprise, c’est soi. Partir avec soi et être connecté.



C’est avec ces idées que je suis parti à la recherche de mon plaisir, parce qu’il est plus aisé pour moi de montrer que de dire. Enfin de dire, tout en camouflant, c’est ça qui est drôle.



Le paysage, l’océan, le ciel sont inspirants quand l’espace et le temps sont tout à soi disponibles. Je suis parti à la rencontre de ces lieux précis dans lesquels je puise une mes idées, les théâtres des mes rêveries.



Je raconte ce qui me touche et fait sens pour moi, et parfois, à la fin de l’histoire, il y a une (bonne) image.



Les photos passées ainsi au tamis, sont celles qui me plaisent, sans volonté de séduction. Je les ai faite honnêtement, elles s’inscrivent toutes dans ma géographie émotionnelle.



C’est  pour cette raison je crois, qu’elles sont justes. Je (ne) photographie (que) pour moi.



Dix tryptiques, pour dix histoires.



Comments

6 Responses to “Mes solitudes”
  1. eiffair dit :

    Forcément, j’aime !

  2. Fred dit :

    Tu es un poète de l’image et des mots.

    Bravo.

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